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Choisir un logiciel de gestion de cabinet dentaire : critères clés

Agenda, dossier patient, CCAM, télétransmission, imagerie, RGPD, HDS, interopérabilité Ségur : les critères essentiels pour choisir votre logiciel dentaire et réussir la migration.

L'essentiel

Le logiciel de gestion est le socle numérique du cabinet dentaire. Au-delà de l'agenda et du dossier patient, les critères de choix en 2026 intègrent la télétransmission FSE, l'intégration CCAM/100 % Santé, la compatibilité imagerie, le respect du RGPD, l'hébergement de données de santé (HDS) et l'interopérabilité imposée par le programme Ségur du numérique. Le choix engage le cabinet pour plusieurs années : anticipez la migration autant que le fonctionnel.

Cadre réglementaire

  • Règlement (UE) 2016/679 — RGPDTraitement des données de santé

    Le logiciel traite des données de santé (catégorie spéciale). Le responsable de traitement (le praticien) doit s'assurer que l'éditeur offre des garanties suffisantes en matière de sécurité, de localisation et de suppression des données.

    Consulter le texte
  • Code de la santé publiqueArt. L.1111-8 — Hébergement de données de santé (HDS)

    Toute personne hébergeant des données de santé pour le compte d'un tiers doit être certifiée HDS. Le praticien qui choisit un logiciel en mode SaaS (cloud) doit vérifier cette certification.

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  • Arrêté du 28 avril 2022Référentiel Ségur du numérique en santé — vague 2 (odontologie)

    Définit les exigences d'interopérabilité (DMP, Mon Espace Santé, INS, MSSanté) que les logiciels métier odontologiques doivent remplir pour bénéficier du financement Ségur.

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  • Code de la sécurité socialeArt. L.161-35 — Télétransmission des feuilles de soins

    Impose la télétransmission des feuilles de soins électroniques (FSE) par les professionnels de santé conventionnés. Le logiciel doit être agréé par le GIE SESAM-Vitale.

    Consulter le texte

Obligations concrètes

  1. Vérifier l'agrément télétransmission (SESAM-Vitale)

    Le logiciel doit être agréé par le GIE SESAM-Vitale pour la télétransmission des FSE en tiers payant et en mode sécurisé. Vérifiez la version agréée et assurez-vous que l'éditeur maintient la compatibilité avec les évolutions SESAM-Vitale (Vitale 2, DRE en ligne).
  2. Exiger la certification HDS pour le mode cloud

    Si le logiciel est hébergé en mode SaaS (cloud), l'hébergeur doit être certifié HDS (art. L.1111-8 CSP). Demandez le certificat HDS et vérifiez que les données sont hébergées dans l'Union européenne. Un logiciel installé localement sur le serveur du cabinet n'est pas soumis à HDS, mais reste soumis au RGPD.
  3. Évaluer la conformité Ségur du numérique

    Le programme Ségur impose l'interopérabilité avec les services numériques de santé : alimentation du DMP, envoi via MSSanté, utilisation de l'INS (Identité Nationale de Santé), intégration de Mon Espace Santé. Un logiciel « référencé Ségur » a été validé par l'ANS et ouvre droit au financement de 6 000 € par cabinet.
  4. Contrôler l'intégration CCAM et 100 % Santé

    Le logiciel doit intégrer la base CCAM à jour, les tarifs opposables, les règles de cumul et d'incompatibilité, les 3 paniers 100 % Santé, et la génération automatique du devis conventionnel. Testez la fiabilité de ces fonctions avant toute migration.
  5. Vérifier la compatibilité imagerie

    Le logiciel doit supporter les protocoles TWAIN ou DICOM pour l'acquisition d'images (panoramique, rétro-alvéolaire, CBCT). L'intégration directe avec le capteur du cabinet évite les doubles saisies et les pertes de clichés. Testez la compatibilité avec votre matériel existant.
  6. Évaluer la gestion du dossier patient

    Schéma dentaire interactif, odontogramme, historique des traitements, pièces jointes (photos, courriers), formulaire de consentement éclairé, questionnaire médical mis à jour. La qualité du dossier patient est le cœur du logiciel — évaluez son ergonomie auprès de l'équipe avant de signer.
  7. Anticiper la migration des données

    Le changement de logiciel implique la migration des dossiers patients, de l'historique de facturation et des images. Exigez de l'éditeur sortant l'export des données dans un format standard (CSV, XML, DICOM). Prévoyez un rétro-planning de 3 à 6 mois avec une phase de double saisie réduite au minimum.

Choisir un logiciel dentaire — 9 critères à vérifier

  • Agrément SESAM-Vitale à jour (télétransmission FSE)
  • Certification HDS de l'hébergeur (si mode SaaS/cloud)
  • Référencement Ségur du numérique vague 2 (DMP, MSSanté, INS)
  • Base CCAM intégrée avec paniers 100 % Santé et devis automatique
  • Compatibilité imagerie (TWAIN/DICOM) avec le matériel du cabinet
  • Dossier patient complet : odontogramme, consentements, historique
  • Agenda en ligne et rappels patients (SMS/email)
  • Export des données garanti (CSV, XML, DICOM) pour migration future
  • Support éditeur réactif (délai de réponse, formation, hotline)
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Questions fréquentes

Quels sont les principaux logiciels dentaires en France ?

Les plus répandus sont Julie (Generix Dental), Logos (Owandy), Visiodent, Desmos (Carestream), Orthalis (pour l'orthodontie) et des solutions plus récentes comme Allisone ou Dental Axess. Le choix dépend du profil du cabinet (omnipratique, spécialisé, multi-praticiens) et du budget.

Le financement Ségur de 6 000 € est-il toujours disponible ?

Le programme Ségur vague 2 pour l'odontologie est en cours de déploiement. Vérifiez la disponibilité sur le site de l'ANS (esante.gouv.fr). Le financement est versé directement à l'éditeur après validation de l'installation et de l'activation des services d'interopérabilité (DMP, MSSanté, INS).

Un logiciel installé localement est-il plus sûr qu'un logiciel cloud ?

Pas forcément. Un serveur local doit être sécurisé (sauvegarde quotidienne, antivirus, pare-feu, chiffrement du disque), ce qui repose sur le praticien. Un logiciel cloud HDS bénéficie d'une infrastructure professionnelle (redondance, supervision 24/7). Le risque principal du cloud est la dépendance à la connexion internet.

Comment migrer sans perdre de données ?

Trois étapes clés : (1) obtenir l'export complet des données de l'ancien logiciel (insistez par écrit auprès de l'éditeur sortant), (2) valider l'import avec le nouvel éditeur sur un échantillon de dossiers avant le basculement complet, (3) maintenir l'ancien logiciel en lecture seule pendant 6 mois minimum pour vérifier la complétude de la migration.

Sources et textes de référence

Vérifié manuellement le .

  1. [1]Règlement (UE) 2016/679 — RGPD Eur-Lex
  2. [2]Article L.1111-8 du CSP — Hébergement de données de santé Légifrance
  3. [3]Arrêté du 28 avril 2022 — Référentiel Ségur numérique odontologie Légifrance
  4. [4]Article L.161-35 du CSS — Télétransmission des FSE Légifrance

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